Le Plessis-Robinson
Octobre 1998
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 Plessis-Robinson, Le Mensuel (n° 15 Mars 1999)                  J.C. CARDE
Sport au féminin : un match à gagner

Les footballeuses du Plessis, oh pardon ex-Plessis, ont mené une grande bataille pour continuer à évoluer au sein du FCPR. Malgré la justesse de  ce combat, elles ont perdu ce match aller, face à leur club, qui, en assemblée générale, faisait voter, on peut l’appeler ainsi, l’exclusion de cinquante adhérentes. Leur seule faute étant d’être femme dans un sport dit « d’homme ». Quelle belle image pour les petites filles footballeuses du monde des grands !

Heureusement, ces sportives n’ont pas l’habitude de baisser les bras ou de s’avouer vaincues sans se battre. « Il n’est de bataille perdue, que celle que l’on ne mène pas ». Cette vérité est une évidence pour ces jeunes femmes, qui ont engagé la bataille sur le plan juridique. Les arguments du FCPR sont petits, comme l’est leur décision. Il serait question de sombres problèmes d’argent (11 000 F sur un budget de 559 804 F). Que ces demoiselles coûtent cher !

Seulement voilà, il y a eu match retour, et là les ex-Robinsonnaises ont mis hors jeu les sexistes du Plessis. En septembre 1998, le tribunal de Versailles annule la décision de l’assemblée générale et condamne le club à verser 25 000 F. Toutefois, celui-ci ne se prononce pas sur la discrimination. C’est une nouvelle bataille, et elles vont la mener. 

Ceci dit, quelle vitrine pour le sport, à l’heure où l’on parle de parité, où de plus en plus la place des femmes est reconnue, que le sport « populaire », par excellence se montre ainsi, où sont passées les valeurs éducatives du sport ? Le voeu que nous pouvons leur formuler, en dehors de celui de plein succès pour la saison sportive, dans leur nouveau club à Bagneux, c’est celui de la victoire dans la reconnaissance du droit aux jeunes filles et aux femmes de pratiquer le sport de leur choix, notamment le football.

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