Capital Football
Avril/Mai 97
Retour Page précédente

"Gagner avec panache"
 
Nicole Abar, 38 ans,  
Entraîneur  
Diplômée du BE1  
Internationale  
(15 sélections)  
Championne de France N1A (10 titres)  
Clubs successifs : Colomiers, Stade de Reims, Saint-Maur, FC Lyon, ASPTT Paris, Plessis-Robinson  
 

Capital Football : Pourquoi une ancienne internationale s’occupe-t-elle du FC Plessis-Robinson et non pas d’un club de l’élite ?  

Nicole Abar : Principalement pour des raisons liées à ma vie professionnelle. Quand je suis revenue à Paris, après avoir effectué des déplacements à l’étranger pour mon travail, j’ai repris mon appartement à Sceaux... tout proche du Plessis-Robinson. 

Quel est le potentiel de votre équipe ?  

En ce qui concerne la DH, l’équipe est capable de battre les meilleures. Je la situe largement dans le trio de tête. Et, sur ce que j’ai vu des matchs aller, seul Juvisy est plus fort que nous. 

 Pouvez-vous nous préciser votre conception du football ?  

J’aime le football pour ce qu’il peut avoir de beau, d’esthétique, de gratifiant. La victoire est très amère si elle ne s’accompagne pas d’un certain panache. 
Mon objectif est de créer un style de jeu, une qualité collective et de faire en sorte qu’on joue vraiment au ballon 
 
 Qu’est-ce-qui manque à la section féminine du Plessis-Robinson ?  

Une certaine notoriété et des moyens, bien sûr. Mais aussi de l’enthousiasme de la part des dirigeants masculins de la PH. Au Plessis, nous ne sommes pas la priorité du club. 

Pourtant, la grande question qui circule au sein du club est : « qu’est-ce- qui se passerait si l’équipe féminine devenait plus célèbre que celle des garçons ? »... 

Souhaitez-vous arriver, un jour, à une autonomie de la section féminine ?  

Non. L’avenir du football féminin passe par une intégration dans les structures de base des clubs. Les dix dernières années ont amené un phénomène que je condamne. On se coupe de toute la richesse d’un club qui doit mettre en place la mixité des catégories. Je voudrais donner la preuve que le football féminin existe à part entière dans le football en général. Et je veux prouver qu’au Plessis, on peut avoir une équipe féminine en National. 

Justement, quelles sont vos rapports avec la direction du club ?  

L’année dernière, j’ai déjà été sollicitée par un club de N1A, mais j’ai décliné la proposition. 
Pour l’instant, je continue à me forger une expérience, en toute humilité. Peut-être que si on ne monte pas cette année, je partirais...