Ministère de la Jeunesse et des Sports
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PRESSE INTERNE


 
Nom du Journal
Titre de l'article
Date de parution
Diffusion
Relais JS n° 36
Mensuel d'information 
Les Femmes dans le Sport
Mai 1998
 Nationale 
Relais JS n° 43
Mensuel d'information 
Rencontre-débat 
"Allez les Filles"
5 Mars 1999
Nationale
Relais JS n° 44
Mensuel d'information 
Rencontre-débat 
"Allez les Filles"
Avril 1999
Nationale
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 
C'est fatigant d'être traitée d'"hommasse"
 
Nicole Abar, ex-joueuse de l'équipe de France de football a fondé l'association LAJ (Liberté Aux Joueuses) 
Quinze fois internationale, Nicole entraîne aujourd'hui deux équipes féminines. Elle se bat au quotidien pour obtenir de l'argent pour ses joueuses.  
Comment êtes-vous arrivée au football ? 
Totalement par hasard. Il manquait un garçon dans une équipe et le professeur m'a demandé si j'avais envie de jouer... J'avais 9 ans, les cheveux courts, il m'a tout simplement pris pour un petit garçon ! C'était il y a 30 ans, la mixité n'était pas reconnue. Aujourd'hui, toutes les petites filles peuvent jouer au football avec des garçons jusqu'à 14 ans. Jouer au football a changé ma vie. Cela m'a permis d'avoir une image valorisante de moi, car je vivais dans le racisme. Enfin, grâce au football, je pouvais être brillante.  
En quoi est-ce difficile d'être une joueuse de football de haut niveau ? 
Quand on veut faire de la compétition de haut niveau, il faut des ressources, elles sont rares. D'autant que les médias ne nous donnent pas beaucoup l'occasion de nous exprimer. Exemple : la Coupe du Monde de football féminine, personne n'en parle... Le plus souvent, l'argent va à des équipes masculines plutôt qu'à des équipes féminines dont le niveau est plus élevé. 
C'est le cas dans votre club ? 
Tout à fait. Le président du Club du Plessis-Robinson m'a expliqué que les féminines ne l'intéressaient pas. J'ai alors cherché de l'argent dans le privé. J'en ai peut être trouvé pour faire monter notre équipe en National 1B. 
Avez-vous souffert des réflexions machistes ? 
Oui, c'est fatigant d'être traitée "d'hommasse". Personnellement, lorsque je parle avec des hommes, je parle foot, tactique, passion. 
Comment fait-on pour faire avancer les choses ? 
On s'épuise un peu. Il faut interpeller les fédérations, édicter des règlements pour les femmes. Les parents ne savent pas que la mixité existe dans le foot, alors nous restons des "phénomènes". Je ne comprends pas pourquoi. 
Pensez-vous que l'école puisse jouer un rôle ? 
Oui. Encore faut-il que les institutrices le veuillent bien. Ce qui n'est pas vraiment le cas. Je voulais monter des ateliers de football dans les écoles. Eh bien les institutrices ne veulent pas que les petites filles jouent au football. Alors qui va rompre ce cercle ? 
 

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