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Symposium sur le Football Féminin : Résumé des interventions
Le football compte 40 millions de pratiquants au monde. L’objectif est de développer le football féminin dans chaque nation avec la mise en œuvre de programmes spécifiques. Ces programmes doivent permettre d’améliorer les structures, d’augmenter les effectifs et de permettre l’accès des femmes aux postes de décisions. Le sport est aussi un élément important de la santé publique, et le moteur d’un contrat social entre sport et société. La FIFA en étroite relation avec l’ OMS s’est engagée à lutter contre le tabagisme.
Cette intervention fut un peu surprenante car elle a été essentiellement orientée vers la lutte contre le tabagisme, sans focaliser sur le football ni le sport féminin.
La FIFA souhaite développer le football féminin car le potentiel de croissance du football est féminin. Il s’agit de considérer cette perspective comme un investissement et non pas un coût car les retombées commerciales seront considérables. La FIFA demande aux associations membres de « relever le défi » et de faire de la progression du Football féminin une de leur priorité avec une volonté de permettre la pratique dès le plus jeune âge au plus près de leur lieu de vie (mixité, foot à 5 et multiplication de création d’équipes féminines). La FIFA de son côté souhaite organiser une coupe du monde pour les moins de 18 ans, afin de susciter un engouement et par la même faire progresser les effectifs féminins.
Le football féminin aux USA est passé de 50000 licenciées en 1986 à 7 millions en 1999. Cette évolution est la conséquence d’un grand investissement de toutes les fédérations pour le sport féminin à la suite de la promulgation d’une loi pour l’égalité des chances dans le sport et contre les discriminations. Ce résultat s’explique aussi par le fait que le football féminin est pratiqué dans la plupart des écoles, 1 sur 3, alors qu’en 1970, seulement 27 d’entre elles proposait cette activité. Pour ce qui concerne la réussite de l’organisation de la CMF féminines aux USA, D.VARONA fait référence à la mise en œuvre simultanément des quatre leviers, les quatre « M » : Management, Médias, Marketing, Moyens financiers. Quelques exemples :
Après un parcours classique, E.WHITMAN a été élue à la présidence de sa fédération, ce qui constitue en l’espèce une exception. A noter toutefois qu’il s’agit d’une petite fédération et que cela s’explique peut être aussi par le contexte culturel spécifique qui donne aux femmes dans la société tahitienne un rôle important.
Pour les prochain jeux olympiques de SIDNEY, toutes les disciplines seront féminisées sauf la boxe et le catch. Il faut que les femmes passent du stade de spectatrices à celui de pratiquantes et de décision. Le CIO compte seulement 11% de femmes membres. La FIFA doit se fixer l’objectif de 10% de femmes aux postes de décision. Il est indispensable de favoriser la reconversion des athlètes vers d’autres fonctions au sein du mouvement sportif. Il serait très intéressant d’organiser la coupe du monde masculine en même temps que la coupe du monde féminine. Avec une démarche très volontaire il est possible de changer les choses, comme ce fut le cas avec l’opération « Kids in sport » organisée par une association de Los Angeles qui a permis de donner accès à des pratiques sportives à des enfants défavorisés. Après avoir constaté que les filles ne participaient pas, cette association à engagé une personne qui a eu pour mission spécifique de recruter des filles. Après 3 ans d’activité, la participation des filles est passée de 300 à 3000.
Le football féminin et l’ensemble du sport féminin ont besoin de l’engagement des gouvernements, en totale complémentarité avec les actions des associations sportives nationales et internationales. Il ne faut pas attendre une évolution de la société pour une meilleure participation des femmes dans tous les domaines. C’est plutôt dans chacun des domaines, sports, politique, travail...que doivent s’engager des actions volontaristes afin de faire évoluer de manière conséquente la situation des femmes et engager avec force la lutte contre les discriminations. C’est pourquoi, le développement du sport féminin est une priorité du MJS qui a trouvé une première concrétisation dans l’organisation des assises nationales du sport féminin en mai 99. Ces assises ont permis de retenir quelques actions immédiates de nature à impulser un mouvement positif pour la place des femmes dans le sport :
Les femmes ne veulent pas s’opposer aux hommes mais leur pratique est différente. Il existe plus de 200 livres consacrés au football en Grande Bretagne, et le nombre de pages consacrées aux féminines est en augmentation de 15%. On constate aussi une plus grande participation des médias, et aussi une évolution des comportements des équipementiers qui commencent à intégrer les pratiques féminines pour faire preuve de créativité et d’adaptabilité. La cible à terme est la professionnalisation de la pratique du football féminin. Il convient de ce fait d’influencer la FIFA et les associations nationales afin de lancer des programmes spécifiques de développement du Football féminin qui intégreront les dimensions de motivation, de pédagogie et des questions opérationnelles. La femme sportive ne doit plus être considérée comme une exception et au contraire cela devrait être la norme comme pour les hommes.. La coupe du monde de football féminin apporte déjà quelques enseignements :
La fédération chinoise s’autofinance mais elle a du mal a trouver des sponsors pour le football féminin même pour la participation à la phase finale de la coupe du monde. L’utilisation des « stars » en marketing est difficile à mettre en œuvre pour les féminines. Une des solutions consisterait à regrouper les droits commerciaux des équipes féminines et masculines. L’émergence de la pratique féminine conduit à une sur sollicitation des infrastructures sportives et sur ce point c’est le gouvernement qui doit agir. On peut se poser la question de la création d’une fédération totalement féminine ?
Quelques dates structurantes :
Quelques exemples pour favoriser l’émergence de la pratique du football féminin dans un pays de pratique historiquement masculine :
Après 21 ans d’arbitrage, soit environ 1000 matchs, certaines questions sont encore posées régulièrement :
Pour cette intervenante, les règles doivent être les mêmes et les femmes sont tout à fait capables d’arbitrer des hommes. Ce fut son cas lorsqu’elle a arbitré un match professionnel masculin de 1ère division au Brésil et au Salvador. Il existe deux profils d’entraîneurs : autoritaire ou démocratique. Ces deux profils type doivent intégrer dans le cadre de la pratique féminine une dimension affective, avec une recherche de complémentarité et d’acceptation par le groupe. L’entraîneur doit s’efforcer d’obtenir de l’estime et de la reconnaissance de la part du groupe. Il se doit de respecter les valeurs communes du groupe.
Conférence du 13/06/99 : les problèmes de la santé de la femme face à l’exercice et des pratiques sportives de faible niveau.
Le football féminin et la mixité :
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