Ministère de la Jeunesse et des Sports
Retour Page précédente

Symposium sur le Football Féminin : Bilan personnel de Nicole ABAR



 
Lorsque la Ministre de la Jeunesse et des Sports m’a sollicitée pour faire partie de sa délégation qui devait se rendre à LOS ANGELES (USA), afin d’assister à la finale de la 3ème Coupe du Monde de Football Féminin, ce fut pour moi une fabuleuse surprise et une grande joie. A ce moment là je ne savais pas que nous assisterions au 2ème symposium sur le football féminin, organisé par la FIFA, au cours duquel notre Ministre devait faire une intervention sur la responsabilité des gouvernements dans le développement du sport féminin en général, et vu le contexte, du football féminin en particulier. 

La participation à ce congrès et l’événement sportif (le match), constituaient une opportunité extraordinaire, que seul mon combat contre les discriminations sexistes légitimait. En effet ma fonction de responsable du football féminin pour tout le département des Hauts de Seine, au sein du comité directeur de ce district, ne me donnait pas le droit d’assister à ce séminaire. 

Ce 2ème symposium m’a permis de rencontrer mais surtout d’écouter des acteurs de la FIFA, du CIO, d’autres fédérations, ce qui quelques jours auparavant était pour moi totalement inconcevable. J’ai pu aussi obtenir de la documentation sur les organisations internationnales, ainsi que des statistiques qu’il n’est pas toujours facile de se procurer. L’ensemble de ces éléments me seront utile dans le cadre de mes activités au sein de l’association LAJ, afin d’argumenter de manière objectif ma dénonciation des discrimination sexiste en France dans le sport. La comparaison est une excellente méthode introductive même si elle à ses limites.

Quant au match, en tant que femme, je ne pouvais être que subjuguée par l’ambiance dans le stade : 90000 spectateurs ! En tant que technicienne du football, ancienne internationnale, je dois avouer que le match en lui même n’a pas tenu toutes ses promesses. Cette coupe du monde, dont tout le monde a vanté le côté spectaculaire, tant sur le plan de la technique individuelle que collective que par le nombre de buts inscrits, n’a pas trouvé son apothéose lors de la finale. Pas un seul but d’inscrit, et des tirs aux buts qui ont ménagé le suspens suffisant pour marquer cet événement : les USA remporte sur leur sol cette 3ème Coupe du Monde.
A mon entrée dans la salle de conférence, ce fut déjà un choc. Au delà de sa dimension, plus de 200 délégations étaient présentes, j’ai découvert un décor avec des photos géantes de footballeuses en action, et deux écrans géants qui diffusaient des images de la dernière Coupe de Monde Féminine, avec une musique très rythmée. Les images bien choisies, techniques, physiques, spectaculaires avec des buts splendides étaient un hymne à la pratique du football féminin. Une vision positive et enthousiasmante de cette pratique, réellement motivante. Ce que je viens d’écrire pourrait sembler au plus grand nombre d’une extrême banalité. Pourquoi cet étonnement pour ce qui a priori est tout à fait normal ? 

Quand je découvre cet environnement, je sais que je suis là par la volonté d’une Ministre en exercice qui se bat pour la place du sport féminin en France et en Europe. Je suis pourtant dans ma famille du football et je sais que je ne suis pas la bienvenue. 

Comment ne pas être enthousiasmée et triste à la fois, lorsque devant tant de faste, je pense à mon petit club de la banlieue parisienne, qui a vécu cette saison avec 20000 francs issus des cotisations, qui ont permis de rémunérer un seul éducateur pour 3 équipes, avec des bénévoles non diplômés pour les 40 petites filles? Comment ne pas être un tant soit peu interloquée par cette mise en scène lorsque, 50 femmes dont 20 petites filles ont été exclues d’un club de football car elles avaient une ambition sportive démesurée qui aurait coûté 80000 francs à un club qui avait les moyens d’assumer? Comment ne pas être atterrée lorsque la FIFA dit, montre et démontre, coupe du monde féminine à l’appui, que le football féminin est l’avenir du football, alors qu’en France, notre société génère encore et toujours souffrances, humiliations et mépris.... ? 

La fédération Française de football n’est pas toute seule responsable de l’évolution des mentalités dans notre pays. Il est vrai qu’elle donne des moyens pour structurer notre pratique féminine, la dernière preuve est l’ouverture du centre technique national féminin à Clairefontaines. Mais l’élite ne pourra pas émerger au plus haut niveau des compétitions nationales sans une masse digne de ce nom et des conditions de travail dans les clubs en rapport avec des ambitions au niveau mondial. 

Comment expliquer que notre pratique stagne à hauteur de 1,8% de licenciées après 30 ans d’existence ? Comment accepter l’idée que les équipes disputant les championnats nationaux ne soient pas aidées financièrement comme les garçons afin de recruter des éducateurs en nombre suffisant et en qualité ? Comment comprendre enfin, que confrontée à des situations de discriminations sexistes avérées, notre fédération soit impuissante pour intervenir avant le désastre ?

Je réalise rapidement que ce soudain intérêt de la FIFA pour le football féminin a de sérieuses motivations commerciales d’abord et hégémoniste  ensuite. Le football doit continuer à faire progresser ces effectifs pour conserver sa place de 1èr  sport planétaire, et aussi de donner les moyens de diversifier ses revenus. Le football masculin atteint un certain plafond alors que le football féminin en est encore à un stade embryonnaire. La pratique féminine présente le plus fort potentiel de croissance en licenciées, en retombées commerciales et aussi en émotions et spectacles de qualité tel que ce fut le cas lors de la 3ème CMF féminine aux USA. 

Tout cela a vrai dire dans l’immédiat m’importe peu. En tant que passionnée, tout ce que je souhaite c’est que toutes les petites filles du monde puissent choisir de pratiquer le football si elles le souhaitent, avec des conditions de pratique et d’apprentissage identiques à celles des petits garçons. En tant que femmes, je souhaite que soit éradiquée toute forme de discrimination sexiste, dont les cicatrices sont sensibles à vie. La FIFA ne peut pas tout décider et surtout elle ne peut pas imposer des décisions aux fédérations. Elle peut par contre donner une trajectoire, fixer des objectifs généraux, et via le suivi des financements qu’elle verse aux fédérations membres, elle peut se donner les moyens d’un contrôle à posteriori qui permettra de sensibiliser les retardataires, même si il n’y a pas vraiment de sanctions.

Passé ce stade des premières impressions, j’ai plongé dans les différentes interventions parfois avec délectation et encore dans certain cas un peu d’irritation lorsque sous couvert de galanterie ou d’expression de la condition spécifique de la nature féminine certains propos sont encore un tant soit peu infériorisants. C’est d’égalité qu’il devrait être question et non pas d’hommes et de femmes en situation de comparaison soit physiologiques, historiques ou culturelles.

L’intervention dont je garderai le souvenir le plus vif fut celle de DONA DE VARONA, Présidente du Comité d’Organisation de la 3ème Coupe du Monde féminine aux USA. Sportive de haut niveau, médaillée d’or aux JO en natation, fondatrice et première présidente d’une fondation pour le sport féminin, son propos fut précis, argumenté, plein de tact de pertinence et d’efficacité. Grâce au succès de son entreprise, avec une grande douceur associée à une extrême détermination, elle énonça des vérités pas toujours facile à dire. J’ai engrangé beaucoup d’espoir même si le contexte américain est beaucoup moins difficile pour la pratique du football au féminin. 

En effet, je n’oublie pas que aux USA, le SOCCER n’est pas le sport roi, bien au contraire, et que cela explique pourquoi les femmes ont pu s’y investir totalement. Elles représentent 37% des licenciées et bénéficient de moyens exceptionnels tant financiers que structurels. 

J’ai retenu en tout premier lieu que ce fut à la faveur d’un texte de loi exigeant un égal accès des femmes au sport et contre les discriminations sexistes qu’à commencé cette belle aventure du sport féminin dans ce pays et celle du football féminin. 

Les femmes américaines, dans un féminisme agressif souvent vilipendé par les françaises et les français, savent faire vivre les lois. Elles déposent des plaintes devant des tribunaux, gagnent des procès et conquièrent par la même ce à quoi elles ont droit. 

Nous avons nous aussi en France des textes de lois, nous avons ratifiés des traités et des conventions internationales, mais trop peu de femmes encore osent se plaindre et demander justice. Plus grave encore, lorsqu’elles se risquent dans un conflit juridique, les juridictions françaises ne leur rendent pas justice. 

C’est la raison pour laquelle, il me semble indispensable de poursuivre mon combat pour obtenir une jurisprudence dans ce sens : dans un premier temps faire condamner un club sportif pour discrimination sexiste afin que l’ensemble de ces structures sachent que désormais la justice peut les condamner et par la même les inciter à un peu plus de modération. Ensuite démontrer aux femmes qu’elles doivent se battre pour faire respecter leurs droits et que ce soit plus facile à l’avenir pour d’autres qui seraient confrontées à une situation identique. La prochaine loi sur le sport qui sera présentée au gouvernement par la Ministre de la Jeunesse et des Sports devrait intégrer des articles visant à condamner les discriminations sexistes dans le sport comme ce fut le cas aux USA. Relecture et ajouts devaient intervenir rapidement dans ce sens.

Madame DONNA de VARONA, dans la suite de sa présentation apporta la démonstration d’une autre fabuleuse réussite : la couverture médiatique et les retombées marketing. 

Lorsque dans ma chambre d’hôtel j’ai regardé la TV, je fus stupéfaite lorsque la première fois j’ai découvert les nombreuses publicité dont les actrices principales étaient les joueuses de la sélection américaine : ADIDAS, NIKE, GATORADE....Par la suite, les passages de ces publicités étaient tellement nombreux que comme tout à chacun je commençais presque à trouver cela normal. 

Je fus aussi agréablement surprise par les reportages diffusés au cours des différents journaux télévisés. Il s’agissait parfois de reportages sur la compétition et aussi très souvent des interview des joueuses américaines et du public américain. Je ne m’attendais pas à de telles répercussions médiatiques, car ne possédant pas le câble en France, je n’avais pu suivre qu’un seul match qu’une amie m’avait enregistrée sur Eurosport et je n’avais aucune idée de ce qui se passait aux USA. Alors que quelques articles en France avaient fait un écho du formidable engouement des américains pour cette compétition de football féminin, je découvris qu’aux USA la couverture était quotidienne et quasi généralisée. 

Que penser aussi de la façon dont la retransmission de la finale était en permanence annoncée à la TV....Comment ne pas être impressionnée par le nombre de billets vendus pour cette compétition : 650000 billets dans plusieurs villes américaines ? En France, un match de l’équipe nationale disputant un match officiel attire difficilement 3000 spectateurs....

J’ai été aussi très intéressée par l’intervention de Madame ANITA DEFRANTZ (USA) vice-présidente du CIO, qui a force de volonté, de détermination, de persévérance et de persuasion arrive à nous faire croire que lorsqu’une porte est fermée, il faut continuer à frapper jusqu'à ce qu’elle s’ouvre. La fonction de haut niveau au sein du CIO tenue par cette personne mérite tout le respect et je ne doute pas que à son niveau de responsabilité elle fera son maximum pour favoriser le développement des sports féminins. Il n’est toutefois pas si évident de ne pas céder au découragement après plusieurs échecs. L’épuisement fait aussi son œuvre, et c’est aussi quelquefois un peu blessant que de ne pas parvenir à se faire entendre malgré la compétence, la passion et l’enthousiasme.

Je suis aussi, sans parti pris aucun , admirative de la présence de Madame Marie George BUFFET, Ministre des sports en exercice, qui a décidé de prendre le temps, malgré un emploi du temps très chargé, pour venir à l’invitation de la FIFA, parler de l’absolu nécessité de faire intervenir les gouvernements pour promouvoir le sport féminin. Au delà de l’ensemble des actions entreprises au niveau français et européen, ce déplacement aux USA, marque sa volonté d’aller jusqu’au bout de sa démarche sur le sport féminin. Son action, en complémentarité avec celle de la FIFA, laisse augurer des jours meilleurs pour le football féminin français, qui je l’espère sera un des moteurs de l’évolution des pratiques féminines en France et de la condition féminine en général..

La déclaration de LOS AGELES pour le football féminin, si elle est suivi d’effet, impressionne par son exhaustivité et son ambition. Elle souffre parfois de petits problèmes de traduction qui enlèvent dans certains cas une certaine force aux propos en Français alors qu’ils sont très percutants en Anglais. 

L’objectif relatif à l’augmentation des effectifs à hauteur de 10%, doit s’accompagner obligatoirement d’un objectif quantifiable d’augmentation du nombre d’équipes féminines. En effet il est tout à fait possible d’augmenter les effectifs sur les structures existantes ce qui en contre partie ne garantie absolument pas une évolution de la diffusion de la pratique du football féminin. 
Cette pratique souffre tout particulièrement de l’absence dans certains cas de l’offre de proximité. Dès lors que le football n’est pas pratiqué dans le contexte scolaire, il ne trouve pas de prolongement dans les structures associatives locales. Cela conduit le plus souvent à l’abandon de la pratique pour de nombreuses jeunes filles. Pour ce qui concerne l’accès aux postes à responsabilités pour les femmes, il est impératif que la FIFA donne l’exemple et se dote de statuts nouveaux intégrant une obligation dans ce sens.

CONCLUSION : 
Ce symposium a permis un vaste tour d’horizon de ce qu’il faudrait mettre en œuvre pour que le football féminin prenne sa place dans la planète football. Je retiendrais personnellement quelques points en particulier : 
 

  • Loi pour l’égalité des chances dans le sport et contre les discrimination :
  • Obligation de proposer des activités sportives aux « filles » pendant leur scolarité jusqu'à l’université.
  • Engagement des gouvernements pour la promotion du sport féminin
  • Intégrer des articles pour la promotion du sport féminin dans la loi pour le sport
  • Evolution des statuts des fédération pour une féminisation des instances de décision
  • Via les contrats d’objectifs veiller une bonne répartition des ressources entre le sport masculin et féminin 
  • Rechercher un statut d’athlète de haut niveau intégrant les spécificités des pratiques féminines
  • Engagement des hautes instances internationales du mouvement sportif : FIFA, CIO..
  • Politique claire en faveur de la pratique féminine et objectivation
  • Financement suivi et contrôlé à posteriori en fonction des résultats sur la pratique féminine
  • Mise à disposition de programme de formation spécifique pour favoriser l’accès aux postes à responsabilités pour les femmes
  • Rechercher la mise en œuvre de la stratégie des quatre « M » : Management, Marketing, Médias, Moyens financiers.


Le Ministère de la Jeunesse et des Sports, au delà de son programme très précis et très volontariste, possède un seul moyen un tant soit peu coercitif : les contrats d’objectifs. 
Après avoir participé au premier groupe de travail de Madame Martine GROSGEORGES le 1/7/99, sur ce thème, j’ai constaté que la préparation des réunions de négociation ente le MJS et les différentes fédérations sportives étaient subordonnées à la préparation d’un dossier spécifique. Les document nombreux et complexes sont servis et exploités manuellement. Après avoir proposé immédiatement une féminisation de toute les rubriques et intitulés, le groupe a convenu de proposer une informatisation de cette gestion en partenariat avec les fédérations.

 En effet ces dernières rencontres de multiples difficultés à remplir ces dossiers préparatoires et de ce fait ne leur apporte pas tout l’intérêt qu’il mérite. Pour le MJS, c’est le seul moyens pour « exiger » une certaine orientation des activités des fédérations, et dans le cas qui nous intéresse pour les inciter à investir sur la féminisation des pratiques. 

La gestion de ces contrats d’objectifs par un système informatique doit nécessiter la mise en ouvre d’un projet sur deux ans avec un budget spécifique, sous la responsabilité d’un chef de projet. Il s’agirait d’un investissement à long terme qui permettrait de pérenniser l’action du Ministère de la Jeunesse et des Sports, au delà de la présence de Madame Marie-George BUFFET. 

En effet les éventuels successeurs hésiteront à rejeter ce système surtout si il a au moins fait ses preuves de l’efficacité de la gestion des fonds du MJS dans ce contexte. Il leur sera toutefois possible d’apporter des modification afin d’insuffler leur propre orientation politique. L’informatisation des contrats d’objectifs permettrait aussi une exploitation statistique à posteriori sur des périodes plus ou moins longue et alimenterait de manière objective les réunions de négociations suivantes.

Après ces deux journées de conférence, je veux croire que les Fédérations nationales prendront le relais des propositions de la FIFA. L’absence du Président de la Fédération Française de Football à ce symposium, oblige sa représentante, Marie-Lou DURINGER à une démultiplication du message qui perdra peut être un peu de sa force. L’engagement du président de la FIFA de relayer le contenu de la déclaration du symposium lors du congrès international de la FIFA qui devait se tenir le lendemain est un signe encourageant. L’évolution du football féminin en France ne se fera pas sans une réelle volonté de notre fédération. Ce n’est pas pour autant qu’il faut cesser de se battre, de faire des propositions partout ou la seule compétence de la fédération n’est pas indispensable. 

Rendez-vous est pris avec la FIFA lors du prochain symposium qui se tiendra pendant la phase finale de la prochaine coupe du monde féminine (2003), pour évaluer les résultats de la mise en œuvre d’une vraie politique en faveur du football féminin.

De nombreux intervenants à la tribune ont développé l’argument d’un professionnalisation du football féminin, ce à quoi je ne peux que souscrire. Les deux équipes finalistes, les USA et la Chine, sont constituées de joueuses dont la pratique du football est leur métier. Comment rivaliser au plus haut niveau, lorsqu’en France, les joueuses travaillent et pratiquent le football sur leur temps libre ? Comment espérer obtenir la victoire, quand sur le terrain s’affrontent des joueuses qui d’un côté s’entraînent tous les jours et de l’autre des joueuses qui ne bénéficient que de deux séances par semaine, parfois trois, et que ces mêmes séances sont elles aussi dispensées par des entraîneurs non professionnels ?

J’espère de tout cœur que la France sera le leader Européen de cette évolution. Notre équipe nationale est composée de joueuses de talent, motivées, passionnées qui rêvent elles aussi de participer aux grandes fêtes mondiales : coupe du monde et Jeux Olympiques. Au delà des aléas de disponibilité de l’effectif tant pour des raisons de blessures que de refus de mise à disposition des joueuses par les employeurs, de gestion du groupe, de choix tactiques qui peuvent expliquer l’absence de notre équipe nationale aux USA, il est impératif de se donner les moyens d’un travail au quotidien dans les clubs tant en quantité que en qualité. Le sélectionneur aura alors à sa disposition des joueuses qui seront au moins a égalité sur le plan physique, tactique et mental avec les autres nations, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. La victoire ensuite est affaire de talent, d’inspiration, de volonté et de bien d’autres choses encore, dont les françaises ne sont absolument pas dépourvues. La France peut et doit vouloir conquérir le titre de championne du monde de Football Féminin ! ! ! ! 

Les cadres techniques de la Fédération Française de Football sont unanimement reconnus dans le monde entier. Il faudrait parvenir à les motiver pour qu’ils s’investissent dans le football féminin. Afin de permettre aux femmes d’atteindre un tel niveau, je pense qu’il serait intéressant de créer des binômes avec des entraîneurs masculins diplômés, qui accompagnerait les femmes tout au long de leur formation, jusqu’au plus haut niveau. En effet, au delà des diplômes, ce partenariat permettrait la mise en oeuvre d’un partage d’expérience résultant de leur vécu le plus souvent d’anciens joueurs professionnels et de leur pratique d’entraîneur, CTD (Conseiller Technique Départementaux) ou CTR (Conseiller Technique Régionaux). J’ai remarqué que les deux entraîneurs des équipes finalistes de la Coupe du Monde féminine étaient des hommes. Les femmes, avec un apprentissage adapté et patient, doivent aussi prendre ces postes de manager.

Retour Haut de Page